Utilisez Firefox !!

Il y a en ce moment des gros débats un peu partout sur l’annonce du probable remplacement de Firefox par Chromium dans Ubuntu 13.10. Dans le tollé que cela a provoqué sur Diaspora*, je trouvais quelqu’un qui posait la question suivante : « Pourquoi vous indignez-vous ainsi, Chromium est aussi Libre que Firefox ? ». C’était une question sincère, pas pour nourrir le troll, et je pense que d’autres personnes se la posent aussi, d’où ce billet pour exposer mon point de vue.

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Retour d’expérience sur la mise en place de GNU/Linux à des débutants

Que vous soyez sous Windows ou Mac OS et que vous ayez envie de découvrir un système d’exploitation Libre ou que vous soyez un Geek qui souhaite installer un Linux à quelqu’un qui ne connait pas, ce billet devrait vous intéresser. Voici mon expérience en matière de Linux pour débutant.

Ah, Linux. Vous en avez entendu parler mais vous ne savez pas ce que c’est ? Vous avez envie d’essayer mais peur d’être perdu à la fois ? Ou alors, vous êtes un bidouilleur et vous en avez marre d’être appelé 5 fois par mois pour réparer le pc de [la copine / la soeur / la maman / la tante / la grand mère] (barrez les mentions inutiles et passez au masculin si nécessaire). Rassurez-vous ! D’autres ont déjà fait les frais de cette situation et sont prêt à partager leur expérience avec vous.

Je l’avais décidé, j’allais faire passer mes parents sous GNU/Linux. Marre de toujours défragmenter / mettre à jour (antivirus / antispyware / logiciels / OS) / réparer les conneries. J’avais la solution comme Taratatach de leur mettre une Ubuntu sans plus d’explications et de les laisser se débrouiller (hein ? t’as pas exactement fait ça ? J’avais cru.). J’ai préféré y aller plus doucement.

Etape 1 : Expliquer la philosophie

Qu’on ne s’y trompe pas, si les gens ont du mal à passer de Windows à Linux (ou à n’importe quoi d’autre), ce n’est ni parce qu’ils sont attachés à Windows, ni parce qu’ils n’aiment pas Linux. C’est juste parce qu’ils n’ont pas envie de changer leurs habitudes de travail. Le changement, même pour nous, geeks, c’est toujours pénible. (Personnellement, je ne me suis toujours pas fait à Gnome3). Et le changement, malgré tout ce qu’on mettra en place pour le faciliter, il ne pourra se faire que si les utilisateurs sont volontaires. Regardez Apple. (oui, vous avez bien lu). Mac OS X est complètement différent de Windows. L’interface n’a rien à voir. Un menu global, un dock à la place du menu démarrer, des boutons qui ne font pas la même chose, bref, du gros changement. Mais avec leur gros coup de marketing, les utilisateurs en sont persuadés, Mac, c’est mieux. Résultat, ils en achètent un, ils se retrouvent du jour au lendemain sous OS X, sans dual boot, sans rien. Et ils se débrouillent ! Évidemment qu’ils se débrouillent, s’ils n’y arrivaient pas, c’est que ce seraient des nuls, puisque Mac OS, c’est mieux, ils le savent. (Oui, la force marketing d’Apple m’impressionne. Elle m’effraye même. N’achetez pas Mac \o/). Bref, comme on vient de le démontrer, si les gens sont volontaires, le changement se fait sans problème. Donc la première étape, c’est de leur expliquer pourquoi il faut qu’ils changent. Un système fluide même sur une vieille config. Plus de virus et autre malware en tout genre. Et, s’ils y sont sensibles (ça marche bien avec une maman hippie :D), la philosophie du Libre (associations, bénévoles, toussa). Si vous forcez vos utilisateurs, vous n’y arriverez jamais. Si vous attisez leur curiosité, ça marchera. (il y a aussi le cas de la grand mère qui de toute manière accepte tout parce qu’elle a une totale confiance en son petit fils, mais tout le monde n’a pas une grand mère géniale comme la mienne ).

Etape 2 : Changer les logiciels

Le système d’exploitation ne représente qu’une petite partie du changement. C’est certes la plus pénible (nouvelle manière d’installer les logiciels, de faire les mises à jour, incompatibilités avec les logiciels utilisés d’habitude…), mais finalement, l’OS, c’est là que l’utilisateur passe le moins de temps. Là où l’utilisateur passe du temps, c’est sur ses logiciels. Et le truc bien avec les logiciels Libres, c’est qu’ils marchent partout. Commencez donc par remplacer Internet Explorer ou Chrome (tout de même, vous n’allez pas leur laisser Chrome ?! En plus, il s’est installé sans qu’ils ne le demandent) par Firefox (ou Opéra si vous voulez, mais Firefox a un avantage qui nous sera très utile par la suite : Sync). Changer le navigateur se fait sans trop de difficultés, onglets en haut, barre d’adresse, ils ont globalement tous la même interface aujourd’hui. N’oubliez pas d’importer les favoris, d’installer les quelques modules complémentaires indispensables (Adblock plus / Ghostery / httpseverywhere) et vos utilisateurs seront déjà contents, ils ont gagné au change avec un web plus propre. Ensuite, la messagerie. Là aussi, remplacer Outlook par Thunderbird ne devrait pas causer trop de soucis. Réglez les comptes sur IMAP (ça nous sera utile pour le dual boot) et regardez si les serveurs supportent SSL, c’est toujours ça de pris pour la sécurité. Il y a de toute manière une chance sur deux pour que l’utilisateur n’ait pas de client de messagerie et utilise un webmail. Vous pouvez maintenant remplacer le lecteur windows media / realplayer / divx player / cequevousvoulez par VLC, et Adobe Reader par Evince (ou un autre), même pas sûr que l’utilisateur ne s’en aperçoive. On arrive enfin à la partie qui pose problème : la suite bureautique. Deux raisons à « pourquoi c’est un problème » : la première, parce que si pour tous les logiciels que je viens de citer, il n’y avait presque pas de débat pour dire que le Libre était à chaque fois meilleur que son équivalent propriétaire, on ne peut pas en dire autant de LibreOffice face à Microsoft Office. La seconde raison, c’est qu’il y a déjà pas mal de chances que VLC ou Firefox soient déjà utilisés, alors que LibreOffice n’a pas encore autant percé, surtout au travail. Quand vos utilisateurs ont été formés à MS Office et passent 8 heures par jour dessus au boulot, ils n’ont pas vraiment envie d’apprendre une nouvelle suite bureautique, et ça se comprend. Bon courage pour les faire migrer donc…

Etape 3 : Le choix de la distribution

C’était initialement le sujet de mon billet. Quelle distribution choisir pour un débutant ? Il fut un temps où la question ne se posait même pas, on mettait Ubuntu, et puis voilà. Mais les temps ont changé (:p). Unity ne fait pas l’unanimité, de part sa disposition (personnellement, je l’apprécie beaucoup), mais aussi pour sa lourdeur. Le partenariat avec Amazon et les « pubs » directement de le dash aussi ont terni la réputation de Canonical. Et voici le vrai point que je souhaitais abordé : avec l’arrivé de ce mois d’Avril 2013, le support de trois ans d’Ubuntu 10.04 LTS vient de se terminer. La dernière LTS avec Gnome2 n’est plus : Ubuntu à présent, c’est Unity, ou ça n’est pas. (je ne parle pas des dérivés hein.) J’ai donc essayé d’installer Ubuntu 12.04 à mes parents, rien à faire, c’est beaucoup trop lourd pour la config du pc (Mono coeur 2Ghz, 1go Ram DDR1 quand même). Après un rapide coup d’oeil à Xubuntu et Lubuntu, je me dis que XFCE et LMDE sont vraiment trop différents et qu’un nouveau changement va encore être pénible. Et voici donc ma découverte : Linux Mint Debian Edition, avec l’environnement de bureau Mate (leur fork de Gnome2 qui vient d’ailleurs de passer en version 1.6). Et là, surprise : un environnement fluide (bureau léger + debian directement sans la couche Ubuntu) et très similaire à Windows (menu « démarrer » en bas à gauche, date et applications en cours en bas à droite, croix pour fermer la fenêtre en haut à droite… cet environnement a tout fait pour être le plus calqué sur XP sans pour autant sembler copier). Voici donc le point principal de ce billet : Linux Mint Debian avec Mate est LA solution pour faire migrer depuis Windows des utilisateurs sur un vieux pc qui ramait comme pas possible. Ils en seront bluffés ! Et avec, plein de bonus : des tas de logiciels pré-installés, dont mp3 et flash (je pars du principe qu’on a des utilisateurs lambda, pas des libristes…) (même si ça nous fait monter l’ISO à 1,2Go tout de même), un outil automatique pour détecter le matériel et chercher les drivers propriétaires…

L’inconvénient (il y en a toujours un) c’est qu’en supprimant la couche Ubuntu, on perd une bonne partie de l’aide, des réglages et des compatibilités qui cible cette distribution. Si la machine est suffisamment puissante (ça devrait être le cas si vous gardez Mate comme environnement de bureau), Linux Mint classique (basé sur Ubuntu donc) peut permettre d’éviter ce problème. Pour une config récente, Ubuntu reste le choix par défaut pour les débutants, Unity est pas mal du tout et fait gagner pas mal de place en hauteur sur un écran, et puis, tous les éditeurs de logiciels propriétaires qui se donnent la peine de faire quelque chose le font d’abord pour Ubuntu (Steam, Nvidia…). Sans compter une documentation en français et une communauté très importante :)

Etape 4 : Peaufiner la distribution

On néglige souvent cette étape, mais c’est pourtant une des plus importantes. Il faut que l’utilisateur s’y retrouve ! D’abord, réglez les logiciels avec ses données. Je vous conseille d’utiliser Firefox Sync, et de reconfigurer les comptes e-mails en IMAP dans Thunderbird. Avec ça, si vous avez mis un dual boot, l’utilisateur retrouvera ses e-mails, ses onglets, ses marques pages, son historique… qu’il démarre sous Windows ou sous Linux, tout restera synchronisé :) D’ailleurs, je ne l’ai pas mentionné avant, mais le dual boot peut être pas mal à mettre en place. A condition que l’utilisateur ne redémarre pas systématiquement sous Windows…

La dernière étape est donc le peaufinage. Il est vraiment important de prendre le temps de régler la machine pour que l’utilisateur ne soit pas perdu. Pour ça, le mieux est de laisser l’utilisateur sur Linux pendant une semaine, en lui demandant de noter à chaque fois qu’il lui manque quelque chose ou que quelque chose l’énerve, au point de lui donner envie de redémarrer sous Windows parce que là-bas, il sait faire. Une semaine après, si la personne a joué le jeu (rappelez-vous, il faut qu’elle soit volontaire…), prenez une soirée avec elle, et peaufinez. C’est le moment le plus intéressant, car on découvre des choses ! La dernière fois que j’ai fait ça, les points remontés étaient : la croix en haut à gauche au lieu d’en haut à droite pour fermer sous Unity (changé en deux clics), un petit logiciel sous Windows qui s’intégrait à l’explorateur et permettait de compresser des images facilement (un coup de DuckDuckGo m’a fait remonter nautilus-image-converter qui fait exactement la même chose et que je ne connaissais même pas), le pavé numérique qui faisait un point alors que LibreOffice était réglé en français donc avec séparateur virgule (réglé en quelque seconde dans les réglages du clavier, tout en graphique), un jeu qui ne fonctionnait pas (installation de Wine, tout marche très bien) … Mon utilisateur qui pestait depuis des mois est devenu tout content :)

Donc rappelez-vous, c’est souvent des petites choses qui rendent l’utilisation pénible, une soirée passée avec l’utilisateur sera réellement très bénéfique ! On ne peut pas penser à tout pendant l’installation (flash par exemple…).

Etape 5 : Appréciez

C’est peut-être de la mauvaise foi, mais je suis beaucoup plus content de dépanner quelqu’un qui m’appelle pour me dire que quelque chose ne marche pas sous Linux, que pour me dire que son Windows rame. Je ne dis pas qu’en appliquant ces conseils, vous aurez moins de coup de fils, mais en tout cas, vous serez certainement plus content de rendre service en prêchant la bonne parole.

Il y a par contre quelque chose de délicat et de vraiment important dans la conduite du changement : le temps. Je pense que si j’ai réussi à faire migrer tout le monde avec succès (les parents, la soeur, la copine, la grand mère, une autre copine et un ami), c’est surtout parce que je suis souvent avec eux, et que j’ai pu faire ça sur plusieurs semaines (voire mois). Il est clair que si vous passez du jour au lendemain à un nouvel environnement, l’écran de Grub ne servira qu’à sélectionner Windows. Faîtes les choses petit à petit. Chacun des logiciels cités dans l’étape 2 peut être une étape du changement à lui tout seul. Au bout de plusieurs semaines / mois où tous les logiciels Libre sont en place sous Windows, on peut envisager un dual boot. Et après plusieurs semaines en dual boot (où l’utilisateur boot quand même un peu sous Linux hein), on peut envisager de supprimer la partition Windows. Même si la réinstalle ne prendrait qu’un week-end, prenez votre temps et accompagnez. Et puis, ça vous donnera l’occasion de passer voir un peu votre grand-mère ! :D

Diaspora : Suggestions pour faciliter l’accès à l’information

Je l’affirmais dans mon précédent billet : nous recevons trop d’informations. Mais, vous vous en doutiez, il est rare que je fasse un simple constat sans avoir ma petit idée sur la question. J’évoquais donc comment les informations qui nous arrivaient aujourd’hui par les e-mails et surtout les réseaux sociaux nous étaient destinées particulièrement, comment elles sont ciblées. Et pour cause, ce sont bien souvent nos amis qui nous conseillent de lire un certain article, de regarder une certaine vidéo. Avec pour principale conséquence une activité très chronophage. Alors, comment faire le tri dans cette montagne d’informations, pour regarder ce qui nous intéresse vraiment sans le louper, tout en évitant l’inutile ?

En tant que libriste convaincu, je n’utilise pas Facebook ou Twitter. Mon réseau social, pour lequel ce constat est tout aussi valable, c’est Diaspora*. Et ce qui est bien avec le Libre, c’est que tout le monde peut participer à améliorer la chose. Cet article a donc pour objectif de lister des idées d’amélioration au réseau social Diaspora, idées axées sur la présentation du contenu.

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Trop d’informations tue l’information

2012. Je ne sais pas si c’est la fin du monde, mais ce que je vois, c’est que nous sommes submergés. Pas de météorites, de laves, de tsunamis ou je ne sais quoi d’autres. Nous sommes submergés d’informations. Il ne se passe pas une minute dans la journée sans que nous apprenions une information. Je parle de l’information sous n’importe quelle forme, de « il va pleuvoir demain » à « la BCE va prêter à la Grèce » en passant par « Gérard vous invite à passer le réveillon chez lui » ou encore « Le saucisson est 1 euro moins cher dans ce nouveau supermarché ». Que ce soit chez soi ou dans la rue, au travail ou durant les loisirs, il y a toujours quelque chose qui entre en interaction avec nous et cela a pris des proportions que nous n’imaginions même pas il y a 20 ans.

Cette situation peut être imputée à l’arrivée d’un nouvel acteur : le smartphone. Car je ne dis pas 20 ans au hasard. Il y a 20 ans, c’est la date de création du World Wide Web. Et avec l’apparition du smartphone, le web, il est constamment avec nous, dans notre poche (soit dit en passant, mettez-le plutôt dans votre sac, les ondes GSM, c’est vraiment pas terrible). Ce qui est au début une bonne nouvelle est en train de se transformer en un semi cauchemar, car il faut à présent apprendre à gérer l’information. En effet, même si on met de côté celle qui nous arrive sans que nous l’ayons demandé (comprendre, à 90 %, la publicité), nous recevons trop d’informations. Nous ne sommes aujourd’hui qu’à une requête sur un moteur de recherche de n’importe quelle information.

Peut-être ne voyez-vous pas encore le problème dont je parle. Peut-être pensez-vous « bah, s’il trouve qu’il reçoit trop d’informations, il n’a cas arrêter d’utiliser internet sur son téléphone. » Dans l’idée, oui, bien sûr. Rien ne nous empêche de couper Internet, il ne s’impose pas encore à nous à ce point. Mais ce qui fait que l’information est aujourd’hui à la limite du harcèlement, c’est que ce n’est pas une information brute. C’est une information exactement adaptée à son lecteur. L’information a sur Internet une dimension sociale et personnelle que l’on ne retrouve nul part ailleurs. Ce n’est pas une simple publicité affichée sur le site qu’on visite. C’est une publicité qui tient compte des sites que l’on a affiché, des articles que l’on a lu, des produits que l’on a consulté, des pages que l’on a aimé ou approuvé. Tout comme ce n’est pas un simple article de journal. C’est un article qui a été sélectionné pour nous par le site du journal, comme pouvant nous intéresser. C’est un article qui nous a été recommandé par un ami. Par quelqu’un que l’on connaît. Ce qui n’était qu’un phénomène très marginal il y a encore dix ans (« Tu devrais regarder cette émission ce week-end, elle a l’air intéressante ») est devenu aujourd’hui une des plus grosses sources d’information. Réfléchissez au nombre de liens, articles, vidéos, images ou même pétitions que vous partagez et repartagez chaque jour. Le côté personnalisé de cette information qui nous arrive est impressionnant. Et si, techniquement, quitter internet est aussi facile que d’éteindre une télévision, un simple clic sur un bouton, il est en pratique nettement plus difficile d’ignorer un contenu qui nous est spécialement destiné.

Nous recevons trop d’informations. Il n’est pas rare aujourd’hui de consacrer plusieurs heures par jour à lire ses mails, ses flux RSS, et surtout, pour la majorité des gens, son (ses ?) réseaux sociaux. Cela nous prend du temps, beaucoup de temps, pour quelque chose qui n’est pas forcément intéressant, en tout cas pas plus que ce que nous étions en train de faire. J’ai été interrompu par 9 mails différents dans la demi heure qu’il m’a fallu pour écrire le début de cet article. Je suis obligé de me retenir de ne pas aller les consulter pour ne pas perdre le fil de mes idées. Je considère que ma tâche principale est plus importante dans l’instant que l’information que j’ai pu recevoir, mais je suis obligé de faire un effort pour ça. Alors je pense à ces cadres, de plus en plus nombreux, qui reçoivent les mails de leur boulot à n’importe quel instant sur leur ordinateur comme sur leur smartphone, à 8h comme à 23h, au travail comme en vacances, et qui ne peuvent pas faire semblant de ne rien avoir reçu. Ils ont réussi le miracle de ne jamais quitter le travail, ne jamais quitter leur responsabilité.

Alors je me pose la question, quelles conséquences cette overdose d’informations va avoir à l’avenir ? Ce dernier cas du travail qui s’insère dans la vie privée mériterait une étude à lui seul, mais ce n’est pas le sujet qui m’intéresse car, comme pour la publicité citée au début, je considère cette information comme imposée. Ce qui m’intéresse, c’est de voir le temps passé par jour à regarder des chatons alors que nous avions allumé l’ordinateur pour travailler. C’est de voir que même en vacances, on ne peut s’empêcher de passer une heure par jour sur Facebook à découvrir tout ce que les gens partagent. Finalement, à coup de mentions, cette information là ne nous est-elle pas imposée, elle aussi ? Qu’est ce qui fait que nous n’arrivons pas à « décrocher » ? Je note d’ailleurs ici l’utilisation du champ lexical propre à la drogue..

Je n’ai bien évidemment pas la réponse à toutes ces questions, mais je pense qu’en avoir conscience est déjà un premier pas.

Diaspora* : la communauté s’organise

Fin août, les fondateurs du réseau social Libre Diaspora* annonçaient que le projet allait à présent être géré par la communauté. Deux mois après, Sean Tilley, responsable de la gestion de la communauté, fait le point.

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DuckDuckGo : Il n’y a plus de résultats standards sur Google à présent

« There are no « regular results » on Google anymore. », voici le titre de la vidéo postée par l’équipe de DuckDuckGo sur Vimeo (voir ci-dessous). L’équipe derrière le moteur de recherche respectueux de la vie privée a fait une enquête, et les résultats sont pour le moins effrayants.

Logo DuckDuckGo

Depuis 2009, Google a ajouté la recherche personnalisée à tous ses utilisateurs. Cela signifie que pour la même recherche, deux personnes différentes auront des résultats différents. Cela pose déjà un problème, car plus un utilisateur va consulter des sites qui vont dans un sens, plus ses prochaines recherches l’amèneront vers des sites qui vont aussi dans ce sens, jusqu’à ne plus voir que ce sens là.

Mais ce que l’équipe de DuckDuckGo a mis en évidence, c’est que ce problème se pose aussi même quand les utilisateurs ne sont pas connecté à leur compte Google.

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Ma vision d’un vrai web social Part 4 : The ultimate solution : un webmail social

Il est recommandé d’avoir lu les parties une, deux et trois avant de lire cet article.

Tl;dr : Il est possible de répondre aux trois problèmes précédemment évoqués tout en gardant les fonctionnalités d’un réseau social et le tout, très simplement. Il s’agit de rajouter une interface par dessus un serveur mail. Les e-mails sont en effet décentralisés, fonctionnent très bien et permettent toutes sortes d’interactions. Couplé à Persona pour se connecter partout en gérant ses identités, et à un Gravatar amélioré pour lier son email à un profil, on a la solution ultime :p

Alors, où en sommes-nous ? J’avais proposé dans la partie 1 la possibilité de pré-installer la solution que l’on imagine dans cette série d’articles dans les boxes des particuliers, en leur fournissant l’outil comme le FAI leur fourni déjà des adresses e-mails. Cela permet à la fois de toucher les gens rapidement en leur fournissant une solution clef en main, et à la fois de sécuriser leurs données en les laissant à portée de main.

J’avais expliqué dans la partie 2 les problèmes que présentaient pour moi les réseaux sociaux actuels, qui enferment le contenu et les échanges à un unique endroit souvent clos, et ce même pour les réseaux sociaux Libres et décentralisés.

La partie 3 nous a permis de voir que les listes de contacts dans les réseaux sociaux n’étaient pas une bonne solution au problème de séparation des identités, puisque nous y publions toujours avec le même nom (qu’il soit réel ou que ce soit un pseudonyme), ce qui permettait un recoupement facile. Nous avons de plus observé que nos identités sur Internet étaient souvent reliées à une adresse mail, et que les personnes dans nos listes des réseaux sociaux correspondaient à notre liste de contact de chacune de nos adresses.

Alors, avec tout ça, qu’est-ce qu’on fait ?

Et bien, voici une solution qui semble assez simple d’après moi, et qui permet de gérer toutes ces problématiques à la fois, tout en gardant les fonctionnalités de base d’un réseau social.

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Ma vision d’un vrai web social Part. 3 : Mes identités virtuelles

Il est recommandé d’avoir lu les parties une et deux avant de lire cet article.

Tl;dr : Sur internet, nous ne sommes pas anonyme, nous avons juste une identité différente de celle que nous avons dans la vraie vie. Nous en avons même plusieurs, elles correspondent généralement à nos adresses e-mails. Un vrai web social doit permettre de les gérer facilement.

Nous avons vu dans la partie 1 une des facettes du problème de la vie privée : la nécessité de garder le contrôle de nos données, notamment en les stockant chez nous et pas dans un service hébergé aux États-Unis. Pourtant, le fait que Facebook ait le droit d’utiliser le contenu que vous avez mis sur son site comme bon lui semble (oui, s’il veut vendre photo de profil à Coca-Cola pour leur prochaine pub, il a le droit) n’est pas le plus gros problème de vie privée posé. Non, le plus gros problème, c’est plutôt ce que vous racontez, et qui se retrouve accessible à tous, malgré des soit disant réglages de protection. Vous saviez qu’aux États-Unis, la nouvelle mode pour un employeur est de demander les accès de votre compte Facebook ? Oui oui, il ne veut pas que vous le rajoutiez en ami, non, il veut pouvoir se connecter sur votre compte et regarder ce que vous faîtes, en ayant accès à tout. Et, crise et nécessité de trouver un emploi obligent, les gens acceptent. Tout ça pour dire qu’un autre gros problème de vie privée sur les réseaux actuels, c’est que ce que l’on raconte. Et c’est surtout, sous quelle identité on le raconte.

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Ma vision d’un vrai web social Part. 2 : Hello world

Pour comprendre cette article, vous devez avoir lu la partie 1.

Tl;dr : Les réseaux sociaux actuels, en enfermant le contenu partagé et en empêchant les réactions de créer un débat car elles se retrouvent divisées entre chaque partage, cassent les réflexions, contre-argument ou compléments souvent passionnants que l’on peut retrouver dans les commentaires. Un système permettant de recommander dans le réseau, puis de participer là où se trouve le contenu plutôt que de le dupliquer partout, semble beaucoup plus intéressant, et est déjà en partie mis en place par Facebook, avec les problèmes qu’on lui connait concernant la vie privée

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Ma vision d’un vrai web social Part. 1 : Garde tes données sous ton oreiller

Ou « quelles sont toutes les caractéristiques qui devraient être la définition du web 2.0 au lieu du toujours plus de fermeture que l’on observe en réalité ».

Tl;dr : Puisque les gens ne savent pas et n’ont pas que ça à faire de mettre en place un serveur à la maison, il suffit qu’il y soit sans qu’ils n’aient rien à faire. L’idée : un serveur simple mais complet pré-installé dans la box internet.

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