Se passer de Google : introduction

Google privacy

Vous n’êtes pas sans savoir qu’aujourd’hui, 1er Mars, la nouvelle politique de confidentialité de Google entre en vigueur. Je vais présenter ici quelques extraits de ces nouvelles règles et expliquer brièvement en quoi elle pose problème pour les utilisateurs. En espérant que ce premier article vous sensibilisera sur cette problématique, d’autres suivront pour vous expliquer en détail pour chaque service de Google comment le substituer par une solution libre et respectueuse de votre vie privée.

Google a sorti le grand jeu pour ce changement des règles puisque tous ses services affichaient un message pour l’indiquer. Les règles de confidentialité sont accessibles sur cette page.

Nos Règles de confidentialité expliquent :

  • les données que nous collectons et les raisons de cette collecte.
  • la façon dont nous utilisons ces données.
  • les fonctionnalités que nous vous proposons, y compris comment accéder à vos données et comment les mettre à jour.

Je vous encourage vivement à les lire, elles sont très claires, pas comme des conditions d’utilisation.

Au passage, parmi les données que Google dit enregistrer, nous trouvons :

Des données relatives aux communications téléphoniques, comme votre numéro de téléphone, celui de l’appelant, les numéros de transfert, l’heure et la date des appels, leur durée, les données de routage des SMS et les types d’appels.

ainsi que :

Lorsque vous utilisez un service de localisation Google, nous pouvons collecter et traiter des données relatives à votre position exacte, comme par exemple des signaux GPS envoyés par un appareil mobile. Nous pouvons également être amenés à utiliser différentes technologies permettant de vous localiser, telles que les données du capteur de votre appareil permettant par exemple d’identifier les points d’accès Wi-Fi et les antennes-relais se trouvant à proximité.

On y trouve aussi un lien vers « The Data Liberation Front » que j’avoue ne pas connaître, pour « Supprimer des données de plusieurs de nos services ». Je rappelle que c’est une équipe d’ingénieur de Google qui est derrière ce site.

Pour que vous mesuriez l’étendu des données que Google possède sur vous, je vous ai préparé une petite surprise. Connectez-vous à votre compte Google puis rendez-vous aux adresses ci-dessous :

Historique des recherches : http://www.google.com/history
Historique des visionnages youtube : http://www.youtube.com/my_history
Historique des recherches youtube : http://www.youtube.com/my_search_histor
Dashboard (vue d’ensemble) https://www.google.com/dashboard/?hl=fr

Alors, qu’avez-vous découvert ?
Et ceci ne correspond qu’à deux services de Google. Imaginez qu’ils ont en plus quelque part l’historique de tous vous appels, sms, contact, vos mails, adresses mails de vos amis, vos recherches Google Map, vos photos avec Picasa, tous les endroits où vous êtes allés puisque vous vous êtes connecté à votre compte depuis ces endroits (notamment depuis votre téléphone portable)…

Et maintenant, sachez que la principale différence avec ces nouvelles règles, c’est que Google s’autorise à mixer ces données comme il le veut, et non plus à les traiter séparément par service comme c’était le cas avant. Vous envoyez un email à un ami en lui disant que vous avez mal à la gorge, et automatiquement, les publicités vous affichent des médicaments miracles, Google Map vous montre le médecin le plus proche, votre téléphone vous déconseille de sortir car il fait froid dehors, etc. Tout est possible, Google sait tout.

Et le problème, c’est qu’il est hors la loi (la nouvelle politique ne respecte pas les exigences de la directive européenne sur la protection des données (95/46/CE) d’après la CNIL), et qu’il refuse de reporter la mise en fonction de cette politique.

En gardant à l’esprit que Google est une entreprise, et que son seul but est donc de se faire de l’argent, je pense que je me passerai de ses services.

{7} Thoughts on “Se passer de Google : introduction

    • Tout dépend de ton utilisation. Si c’est pour partager tes vidéo, sans hésiter, Vimeo. Un très bon site, très bien fait, respectant le web et les utilisateurs, accessible en https, avec du contenu de qualité…

      Si c’est pour en regarder, Dailymotion est français et a une base de contenu assez conséquente.

      Après, je te conseille les sites spécialisés, par exemple Zapiks pour ce qui est des sports de ride (skate, roller, bmx, vtt, surf, ski, snow, etc…)

        • La bande passante, l’espace disque, la disponibilité, un lecteur compatible avec tous les navigateurs et tous les OS… (bon maintenant ya la balise video mais bon, c’est pas encore gagné).

          L’autohébergement, c’est pas encore évident. Surtout quand des sites comme vimeo existent 😉

  1. « En gardant à l’esprit que Google est une entreprise, et que son seul but est donc de se faire de l’argent, je pense que je me passerai de ses services. »

    Son but principal peut-être, son seul but, tu es bien réducteur 😉

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