Comment ça marche, la fédération de diaspora* ?

English version below.

Pour rappel, on désigne par « fédération » l’échange des données entre les différentes instances de diaspora* (appelées pods). Il s’agit donc du protocole qui permet aux serveurs de communiquer entre eux.

Avec le travail en cours pour extraire le code s’occupant de la fédération du reste du code de diaspora (oui, ce code devrait devenir une gem à part et donc être utilisable par n’importe quel projet qui veut parler avec diaspora* !), il me semble qu’un petit article de vulgarisation sur la fédération n’est pas de trop. J’ai régulièrement des remarques sur différents points qui m’obligent à réexpliquer un peu comment tout ça marche, alors un joli article à la limite du technique mais compréhensible par tous, ça me semble la solution parfaite, je n’aurai plus qu’à donner ce petit lien… 😀

Alors, comment les serveurs de diaspora* communiquent-ils, pour réussir à faire qu’être inscrit sur n’importe lequel d’entre eux permet (presque) la même chose que si tout le monde était sur le même serveur ? (comment ça, presque, je vous entends dire ? Oui, il y a quelques cas où vous n’aurez pas le même résultat après avoir effectué la même action quand vous êtes sur deux pods différents. Ce billet a justement comme but de vous expliquer pourquoi). Read More

Et si nous n’avions plus besoin de nous déplacer ?

Titre un peu tape à l’œil, je vous l’accorde. Disons, « moins besoin » alors. Mais d’où me vient-il, ce titre ? Et bien, une fois n’est pas coutume, ce billet parlera plus d’économie et d’écologie que d’informatique, mais bon, comme on parle quand même mieux de ce qu’on connaît, l’IT y aura aussi sa place, ne vous inquiétez pas. Ce titre donc, il vient d’une idée simple, et pourtant, dont on entend trop peu parler dans « notre société de croissance » : celle de la diminution du besoin.

Imaginez une situation dans laquelle on peut classer les éléments qui la constituent en deux catégories, la catégorie « bien » et la catégorie « pas bien » (oui, ça fait manichéen, mais ça existe). Le problème de tout un chacun dans cette situation est d’augmenter la proportion de « bien » par rapport à celle de « pas bien ». C’est un peu abstrait ? Bon, allons-y plus concrètement. Prenons par exemple la production d’électricité en France. On peut classer les moyens de produire de l’électricité en deux catégories : ceux qui nous semblent bien (par exemple, les énergies renouvelables), et ceux qui nous semblent « pas bien » (par exemple, les énergies fossiles, ou le nucléaire). Notez bien sûr que chacun est libre de définir ses propres critères, cela ne change absolument rien au raisonnement. On peut classer une énergie dans « pas bien » parce qu’elle est polluante, dangereuse, ou tout simplement parce qu’on pense qu’elle n’existera plus dans 20 ans car il n’y aura plus de combustible. Peu importe la raison de notre classement, ce qui est important, c’est que tous les moyens de productions soient rangés dans l’une ou l’autre des catégories.

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