Diaspora*, à l’usage

Le dernier article de Maniatux, à propos de Diaspora*, m’a donné envie de réagir. Notez bien que ce n’est pas tant son article qui me fait prendre la plume de nouveau sur ce blog après deux ans d’absence mais plutôt le fait que j’ai envie de faire revivre un peu les Geexxx en compagnie de copain Fla.

Maniatux nous explique que, non, Diaspora*, ce n’est pas pour lui en nous expliquant les raisons de son désarroi. J’avoue avoir été déçu car la majorité de ses critiques portent sur l’installation d’un pod et non pas sur l’utilisation qu’il a pu en avoir. Je ne m’étendrai pas sur les « Ruby c’est du caca » « Y a des bugs c’est tout pourri » et autres « Ça manque de fonctionnalités de la mort qui tue » : il a tout à fait raison. D’ailleurs j’avais déjà critiqué le projet sur mon blog perso (hop ! Backlink gratuit !) il y a deux ans jour pour jour (les hasards du calendrier). Les choses n’ont finalement que peu évolué depuis, mais surtout à cause du manque de contributeurs au code.

Par contre, une phrase m’a surpris :

Diaspora est un twitter castré, je ne vois pas ce que cela apporte de plus par rapport à un blog pour le moment.

De un, j’aurais plutôt pris Google+ en exemple de castration, mais ça on s’en fout.

De deux, bien sûr que Diaspora apporte quelque chose en plus aux blogs traditionnels ! Les vieux blogueurs (ou gourous comme ils préfèrent s’appeler) auront beau vanter les mérites du blog, il manquera toujours au moins un petit quelque chose : l’ambiance générée par l’effet communautaire. Un blog peut évidemment comporter une petite communauté, mais cela sera totalement différent. Une analogie simple mais que je pense pertinente : le réseau social est au blog ce que le bar est à notre chez nous. On peut se retrouver avec des potes chez nous à discuter comme l’on peut se retrouver autour d’une bière dans un bar à discuter avec des potes. L’ambiance.

Je conçois que mon analogie est un peu tirée par les cheveux et on l’appréciera ou non, mais c’est ma vision des choses. Pour être plus direct, il y a un certain nombre de choses que Diaspora* m’apporte et que les blogs n’ont pas :

  • Une identité unique : le nerf de la guerre ! D’un blog à l’autre, nos commentaires n’ont aucun lien entre eux : une personne A peut très bien commenter sur mon blog avec le pseudo « J’aime le fromage » tandis qu’il s’agira d’une personne B avec le même pseudo sur un autre. Et puis que c’est chiant de devoir compléter tous ces champs pour indiquer son nom, son adresse mail et son site avant de pouvoir commenter !
  • Un carnet d’adresses : même si Diaspora* ne me convient pas entièrement sur ce point, c’est toujours mieux que le blog. L’un de mes protons (contraction de projet et de carton) consiste à revoir le fonctionnement des carnets d’adresses au niveau des réseaux sociaux, je vous en parlerai peut-être un jour…
  • La centralisation de MES données (principalement les commentaires). Si la décentralisation du point de vue réseau est appréciable il en est autrement de mes données que je souhaite garder sous le coude.
  • L’instantanéité du dialogue avec des gens que je ne connais(sais) pas. Bien que Fla ne l’avoue qu’à contre-cœur, Cyrille Borne a tout de même rabattu un petit paquet de personnes francophones que l’on avait l’habitude de suivre par leur blog. On découvre par conséquent une autre facette de tout ce petit monde qui tourne autour de la blogosphère (geek) française.

Tout cela n’enlève pas les (nombreux) défauts de Diaspora* et je suis quasiment certain que ce réseau est condamné à pourrir dans le terrible trou de l’oubli d’ici quelques années mais profitons de ses jeunes années avant de migrer ailleurs, de belles choses peuvent encore en sortir ! Alors viens copain !

Promouvez Firefox !

Je l’écrivais déjà il y a un an. Maintenant qu’Australis est arrivée, que Firefox a l’air jeune et beau à nouveau, il est de la plus haute importance que nous recommencions tous à le recommander et l’installer dès que nous le pouvons. Nous devons faire remonter les parts de marché de Firefox pour donner du poids à Mozilla face à Google, Apple, Internet Explorer…

Pourquoi ? Dernier exemple en date, ces fameux DRM qui vont être intégrées directement dans le HTML5. Mozilla est intimement contre les DRMs. Mais Mozilla a maintenant moins de 25% de part de marchés. Si mozilla refuse les DRMs dans Firefox, cela ne va qu’accentuer le départ des utilisateurs vers Chrome et Cie (Firefox sa marche pa c nul bou caca), les autres éditeurs seront bien content, et Mozilla aura encore moins de poids la prochaine fois qu’un problème de cette taille apparaitra.

Imaginez maintenant la même situation si Firefox avait 85% de part de marché. Apple, Microsoft et Google arrivent avec leur gros sabots « on va rajouter les DRMs dans le web ! » et mozilla répond « faîtes ce que vous voulez, nous on ne l’implémentera pas« . Résultat, ne pouvant se priver de 85% de leurs visiteurs, les sites web n’utiliseraient pas les DRMs. Problem solved.

Alors, arrêtez de râler « mozilla ne devrait pas ajouter le support des DRMs à Firefox ! » si mozilla le fait, c’est à cause de vous, qui ne vous battez pas assez contre chrome/chromium et les autres.

Challenge, installez Firefox en le mettant par défaut sur 10 pcs d’ici la fin de la semaine prochaine. Et n’ayez pas l’impression que vous forcez les gens en faisant ça, c’est probablement comme ça que Chrome s’est installé chez eux, avec un freeware pourri type RealPlayer. La balle est dans notre camp.