Le HTTPS, ce n’est pas automatique !

Suite aux révélations d’Edward Snowden l’année dernière, on a vu fleurir peu à peu des sites qui proposent un accès en HTTPS. Pour les plus novices d’entre nous, le HTTPS c’est le moyen d’accéder au web de façon chiffrée. En gros, c’est grâce à ça que vous pouvez vous rendre sur Google Facebook les sites Internet sans que de (méchants) gens ne puissent intercepter ce que vous voyez.
Si, à la base, l’idée de proposer un tel accès à un site Internet est louable, j’aimerais tout de même rappeler que le HTTPS, ce n’est pas automatique !
Read More

Naviguez tranquille avec Docker

Depuis quelques mois je vois régulièrement passer des articles parlant de Docker. Au début, je ne comprenais pas trop ce que c’était et je me disais que si c’était si cool que ça, j’en entendrais parler encore. Puis je revois passer, j’ai des besoins, je me renseigne, je DuckDuckGooglise… Bref, ça a l’air cool. Je vais donc essayer de faire un article assez court histoire de vous faire rapidement comprendre pourquoi Docker c’est de la balle.
Read More

Diaspora*, à l’usage

Le dernier article de Maniatux, à propos de Diaspora*, m’a donné envie de réagir. Notez bien que ce n’est pas tant son article qui me fait prendre la plume de nouveau sur ce blog après deux ans d’absence mais plutôt le fait que j’ai envie de faire revivre un peu les Geexxx en compagnie de copain Fla.

Maniatux nous explique que, non, Diaspora*, ce n’est pas pour lui en nous expliquant les raisons de son désarroi. J’avoue avoir été déçu car la majorité de ses critiques portent sur l’installation d’un pod et non pas sur l’utilisation qu’il a pu en avoir. Je ne m’étendrai pas sur les « Ruby c’est du caca » « Y a des bugs c’est tout pourri » et autres « Ça manque de fonctionnalités de la mort qui tue » : il a tout à fait raison. D’ailleurs j’avais déjà critiqué le projet sur mon blog perso (hop ! Backlink gratuit !) il y a deux ans jour pour jour (les hasards du calendrier). Les choses n’ont finalement que peu évolué depuis, mais surtout à cause du manque de contributeurs au code.

Par contre, une phrase m’a surpris :

Diaspora est un twitter castré, je ne vois pas ce que cela apporte de plus par rapport à un blog pour le moment.

De un, j’aurais plutôt pris Google+ en exemple de castration, mais ça on s’en fout.

De deux, bien sûr que Diaspora apporte quelque chose en plus aux blogs traditionnels ! Les vieux blogueurs (ou gourous comme ils préfèrent s’appeler) auront beau vanter les mérites du blog, il manquera toujours au moins un petit quelque chose : l’ambiance générée par l’effet communautaire. Un blog peut évidemment comporter une petite communauté, mais cela sera totalement différent. Une analogie simple mais que je pense pertinente : le réseau social est au blog ce que le bar est à notre chez nous. On peut se retrouver avec des potes chez nous à discuter comme l’on peut se retrouver autour d’une bière dans un bar à discuter avec des potes. L’ambiance.

Je conçois que mon analogie est un peu tirée par les cheveux et on l’appréciera ou non, mais c’est ma vision des choses. Pour être plus direct, il y a un certain nombre de choses que Diaspora* m’apporte et que les blogs n’ont pas :

  • Une identité unique : le nerf de la guerre ! D’un blog à l’autre, nos commentaires n’ont aucun lien entre eux : une personne A peut très bien commenter sur mon blog avec le pseudo « J’aime le fromage » tandis qu’il s’agira d’une personne B avec le même pseudo sur un autre. Et puis que c’est chiant de devoir compléter tous ces champs pour indiquer son nom, son adresse mail et son site avant de pouvoir commenter !
  • Un carnet d’adresses : même si Diaspora* ne me convient pas entièrement sur ce point, c’est toujours mieux que le blog. L’un de mes protons (contraction de projet et de carton) consiste à revoir le fonctionnement des carnets d’adresses au niveau des réseaux sociaux, je vous en parlerai peut-être un jour…
  • La centralisation de MES données (principalement les commentaires). Si la décentralisation du point de vue réseau est appréciable il en est autrement de mes données que je souhaite garder sous le coude.
  • L’instantanéité du dialogue avec des gens que je ne connais(sais) pas. Bien que Fla ne l’avoue qu’à contre-cœur, Cyrille Borne a tout de même rabattu un petit paquet de personnes francophones que l’on avait l’habitude de suivre par leur blog. On découvre par conséquent une autre facette de tout ce petit monde qui tourne autour de la blogosphère (geek) française.

Tout cela n’enlève pas les (nombreux) défauts de Diaspora* et je suis quasiment certain que ce réseau est condamné à pourrir dans le terrible trou de l’oubli d’ici quelques années mais profitons de ses jeunes années avant de migrer ailleurs, de belles choses peuvent encore en sortir ! Alors viens copain !

Open Discussion Day ce 19 mai

Je viens juste de tomber sur le post de Ploum annonçant l’Open Discussion Day, dont la session 2012 a lieu aujourd’hui (19 mai). Trouvant l’initiative intéressante pour sensibiliser le grand public aux problèmes des formats propriétaires / ouverts, je la relaie ici.

Abandonnons les .doc(x), abandonnons les .ppt(x), abandonnons Facebook, MSN, ICQ et autres joyeusetés (dit l’utilisateur de Facebook, oui je sais) et passons aux formats Libres !

Je vais en profiter pour faire un petit rappel. Lorsque vous envoyez un document à un collègue / ami / membre de votre famille, si ce document n’est pas destiné à être modifié, préférez le pdf. S’il s’agit d’un document texte devant être modifié, préférez l’odt. Un tableur ? Optez pour l’ods. Et ainsi de suite.
Je ne suis pas loin de passer à l’étape suivante, à savoir que dès qu’on m’enverra un document en .doc (ou autre format fermé), je renverrai un petit mot disant que je suis désolé, mais je ne peux pas ouvrir ce document. Je sais que ça peut paraître malvenu d’envoyer ce genre de message à un prof par exemple… mais bien prétentieux est celui qui croit que j’ai envie de dépenser 100€ pour pouvoir lire correctement son petit document. Et même si mon école a un accord avec Microsoft à travers le programme MSDNAA, je n’ai aucune envie d’installer « ça » sur mon ordinateur. Je n’ai pas assez de place sur ma partition Windows, de toute manière. Et je vous invite à tous faire pareil, au moins aujourd’hui 😉

Je rajoute en lien l’article de Ploum qui présentait l’Open Discussion Day l’année dernière, mais toujours d’actualité.
Et l’année prochaine, promis, je vous tiens au courant plus tôt :)

Quitter Google : entre paranoïa et bon sens

Ces derniers jours ont été productifs pour moi dans ma recherche d’émancipation de Google. C’est une chose que je travaille déjà depuis un petit moment en hébergeant mes propres services (Piwik, RssLounge, Shaarli, Owncloud, blog) et en utilisant des alternatives externes (DuckDuckGo, Diaspora*, Jappix).

Mais s’il est bien une chose dont j’ai eu du mal à me séparer, c’est mon adresse Gmail ! J’ai pu dénombrer au jour d’aujourd’hui pratiquement 30 sites sur lesquels j’utilisais cette adresse. Autant dire que ça fait beaucoup… J’ai finalement pris la décision de me séparer de celle-ci (sans pour autant forcément vouloir la supprimer définitivement). Ma méthode a été on ne peut plus simple : j’ai listé sur une feuille l’ensemble des sites qui m’avaient envoyé des mails d’inscription (attention à bien regarder dans la corbeille qui en comporte aussi un certain nombre), et je me suis rendu sur chacun d’eux pour changer l’adresse ou pour supprimer le compte.
C’est un travail assez long, pas fiable à 100% (je pense avoir oublié deux ou trois sites au moins) et qui n’a pas porté ses fruits sur tous les sites à cause de bugs qui m’empêchent de la changer. De plus, il me reste à partager mon adresse « de tous les jours » avec tous mes contacts. [troll]Mais grâce à Facebook, je ne reçois plus de mail ! [troll-ception]Et vu que j’ai désactivé mon compte Facebook, je ne reçois plus rien de personne[/troll-ception][/troll].

Au delà du fait « Google ne saura pas/plus tout de moi« , une question plus intéressante encore est celle du « Pourquoi ?« . Les personnes les plus virulentes me diront « – Google, c’est le mal – Google sait tout de toi ! – Google = Big Brother« . Mais désolé, je ne suis pas partisan de ces arguments qui voudraient que Google soit tout noir (pour la version toute blanche voir ici et ).
Read More

Megaupload, ce nid de pirates

Je sais pas si vous êtes au courant, mais à ce qu’il paraît, le site Megaupload aurait fermé. Si si, je vous jure, même que c’est mon cousin qui me l’a dit !

Moi je connaissais pas trop, mais à ce qu’il paraît c’était un nid de pirates. Pleins de gens qui téléchargeaient des films, des musiques, qui regardaient des séries, etc. Non mais rendez-vous compte ! Des gens qui essayaient de se divertir à moindre frais ! Y en a qui disaient que c’était plus « facile », moi je me demande encore qui leur a dit que la culture devait être accessible… Je vous jure, on croise de ces gens de nos jours.

Moi j’ai toujours acheté mes CD en magasin. J’ai jamais trop su à quoi servait l’argent que je dépensais, mais je suppose qu’il allait aux artistes. Quand je vois comment le Johnny il a la vie belle, je me dis qu’il peut pas en être autrement. Je suis bien content n’empêche de dépenser de l’argent pour les artistes. Tiens, prenez l’autre jour par exemple : on organisait une petite fête avec les gars du village pour le nouvel an. On a passé de la musique, et quelques jours plus tard j’ai reçu une lettre de la « SACEM » me demandant une certaine somme d’argent pour « les ayants droits ». Et bien je suis bien content de me dire que cet argent ira dans les poches de M Aznavour.

Mais j’étais en train de parler de Megaupload. Il aurait été fermé par le FBI, vous vous rendez compte ? Une grande agence américaine qui vient s’occuper des gens de l’Internet ! À mon avis ça devait pas être joli joli leurs affaires pour dépêcher des gens aussi importants. Y en a qui disent que c’était une mafia et qu’ils s’engraissaient sur le dos des internautes qui payaient pour télécharger. Moi je trouve ça aberrant de payer pour télécharger illégalement. Je suis sûr qu’en cherchant un peu ils auraient pu trouver des sites pour télécharger légalement. Je suis sûr que les gars des grandes Majors ils ont pensé à proposer une alternative. Mais bien sûr, ça n’aurait pas été gratuit… c’est certainement pour ça que ces pirates n’ont pas fait l’effort d’aller chez eux.

Alors moi je vous le dis, je suis bien content que ces voleurs ne puissent plus se procurer gratuitement toutes ces musiques, tous ces films, toutes ces séries. Il faut arrêter ce pillage ! S’ils veulent se cultiver, désormais ils devront payer.

Un petit regret cependant pour terminer : j’ai du mal aujourd’hui à trouver des vendeurs de 45 tours… Ah que la bonne époque me manque ! :(

Présentation de SoNeP : le futur des réseaux sociaux

Article sous licence Creative Commons BY-SA 3.0

[Disclaimer : je tiens à m’excuser d’avance pour cet article « pavé ». J’ai cependant mis en gras les notions importantes à mes yeux, donc si vous ne voulez pas tout lire, regardez au moins ce qui est en gras :p (en revanche, vous ne comprendrez pas tout…)]

J’avais commencé un article sur le pourquoi Diaspora* ne m’apportait pas LA solution que j’attendais en terme de réseau social… mais je suis tombé sur quelques écrits (principalement de Ploum) qui résument très bien mes pensées. Je vous invite donc à les lire en cliquant sur les liens suivants :
Et si vous arrêtiez de vouloir créer « le prochain Facebook » ? [fr]
Statut Google+ de Ploum [en]
Pourquoi la décentralisation fonctionne mal mais est inévitable dans les réseaux sociaux [fr]

Mais comme je suis du genre sympa, je vous ai quand même écrit un petit quelque chose histoire d’apporter du contenu. Ce petit quelque chose, c’est ma vision d’un monde web où nos relations, notre communication, nos partages, passent par un protocole standardisé, Libre et documenté. C’est un petit monde utopiste où les gens peuvent choisir le réseau social qu’ils veulent utiliser, tout en pouvant communiquer avec leurs amis qui utilisent un autre réseau. Un petit monde décentralisé, où votre identité numérique est géré par vous-même, où vos données sont stockées sur votre propre serveur (ou celui de votre pote un peu geek). C’est un petit monde qui réglerait pas mal de problèmes de confidentialité et de sécurité. Et bien sûr, j’ai failli oublier, c’est un monde tout à fait plausible, techniquement en tout cas… il ne tient qu’à vous de pousser les développeurs à s’emparer du sujet 😉

Le texte qui suit est une fiction (on peut imaginer que ça se déroule d’ici 4 ou 5 ans) mais se base sur pas mal d’éléments actuels. Je vous invite donc à cliquer sur les liens pour approfondir la lecture. Et notez bien que le texte est volontairement optimiste (et un poil geek) afin de montrer les possibilités qu’offrirait un tel protocole.
Read More

Réflexions sur les protocoles de communication

Article complet initialement écrit pour mon blog, sous licence Creative Commons BY-SA 3.0

Réflexion sur les protocoles propriétaires et Libres

Voilà quelques temps que j’avais envie d’aborder la problématique de la (ma ?) communication sur Internet. Par communication je veux parler des protocoles. On peut en citer quelques-uns à titre d’exemple : ICQ, IRC, MSN, XMPP, etc. Vous connaissez sans doute MSN, peut-être moins les autres. Ces protocoles définissent tous un moyen de communiquer avec des personnes (contacts), c’est-à-dire la manière dont est envoyé les messages.

logo MSN

À une certaine époque, tous mes contacts étaient sur MSN. La question à la mode c’était « Tu peux me filer ton adresse MSN ? » (je vous parle d’une époque que les moins de 12 ans ne peuvent pas connaître). Au début j’étais plutôt réfractaire, je trouvais le programme lourd, pas pratique… puis surtout je n’avais pas vraiment besoin de communiquer via Internet : je trouvais que ça faisait gadget… Puis je m’y suis habitué, j’ai pris goût à cette communication numérique. Bref, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Un beau jour, j’ai reçu un mail : « Monsieur Bidochon est sur Facebook, rejoignez-le, retrouvez vos amis, et communiquez avec eux » (oui, le contenu n’était pas exactement le même, c’est un résumé). Ma première réaction a été « Mais j’ai déjà MSN pour discuter avec eux ! 😮 « . Et je n’avais pas tort, MSN me convenait parfaitement. Ceci dit, tout le monde n’a pas dû réagir comme moi vu que les mails d’invitation se sont multipliés. Et j’ai cédé. J’y ai jeté un coup d’oeil. Le temps a fait que je m’y suis habitué, tous les contacts que j’avais sur MSN se sont retrouvés sur Facebook, et je pouvais communiquer avec eux, comme avant.

Read More