Fin août, les fondateurs du réseau social Libre Diaspora* annonçaient que le projet allait à présent être géré par la communauté. Deux mois après, Sean Tilley, responsable de la gestion de la communauté, fait le point.
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Je suis un abstentionniste des réseaux sociaux
Étrange idée que voilà. Comparer un bureau de vote à un réseau social. Pour être sincère avec vous, elle m’est arrivée dans la tête dans ce pénible moment où vous tentez de vous rendormir après vous être réveillé en pleine nuit, tout en sueur, suite à un cauchemar. Ce moment où vous êtes tout somnolent, à peine conscient de ce qui se passe, où vous ne souhaitez qu’oublier ce que vous venez de rêver, et où tout se chamboule dans votre tête.
Et bien, cette nuit, à ce moment là, j’ai, pour une raison qui m’échappe, fait la comparaison entre une présence sur Facebook, et une présence dans un bureau de vote. Les élections présidentielles sont tout juste terminées en France, notre nouveau président vient de prendre le pouvoir, et tout le monde s’agite. Comme toutes les personnes qui se sentent concernées par la politique, je me suis retrouvé à faire un petit débriefing de ces élections. Mais au lieu de penser à tous ces gens qui font de la politique, j’ai pensé à moi. Très égoïstement, je me suis demandé quel avait été mon impact sur cette période électorale. Quasi nul, bien sûr. Pourtant, en tant qu’informaticien, je sais mieux que quiconque à quel point aujourd’hui, avec le réseau Internet, il est possible de toucher beaucoup de gens, en peu de temps.
Open Discussion Day ce 19 mai
Je viens juste de tomber sur le post de Ploum annonçant l’Open Discussion Day, dont la session 2012 a lieu aujourd’hui (19 mai). Trouvant l’initiative intéressante pour sensibiliser le grand public aux problèmes des formats propriétaires / ouverts, je la relaie ici.
Abandonnons les .doc(x), abandonnons les .ppt(x), abandonnons Facebook, MSN, ICQ et autres joyeusetés (dit l’utilisateur de Facebook, oui je sais) et passons aux formats Libres !
Je vais en profiter pour faire un petit rappel. Lorsque vous envoyez un document à un collègue / ami / membre de votre famille, si ce document n’est pas destiné à être modifié, préférez le pdf. S’il s’agit d’un document texte devant être modifié, préférez l’odt. Un tableur ? Optez pour l’ods. Et ainsi de suite.
Je ne suis pas loin de passer à l’étape suivante, à savoir que dès qu’on m’enverra un document en .doc (ou autre format fermé), je renverrai un petit mot disant que je suis désolé, mais je ne peux pas ouvrir ce document. Je sais que ça peut paraître malvenu d’envoyer ce genre de message à un prof par exemple… mais bien prétentieux est celui qui croit que j’ai envie de dépenser 100€ pour pouvoir lire correctement son petit document. Et même si mon école a un accord avec Microsoft à travers le programme MSDNAA, je n’ai aucune envie d’installer « ça » sur mon ordinateur. Je n’ai pas assez de place sur ma partition Windows, de toute manière. Et je vous invite à tous faire pareil, au moins aujourd’hui ;)
Je rajoute en lien l’article de Ploum qui présentait l’Open Discussion Day l’année dernière, mais toujours d’actualité.
Et l’année prochaine, promis, je vous tiens au courant plus tôt :)
Apple remplace Google Map par OpenStreetMap

OpenStreetMap, la carte coopérative libre
iPhoto est un logiciel de gestion d’images de la suite iLife produit par Apple. La société a annoncé le remplacement de Google Map par OpenStreetMap pour les cartes utilisées par ce logiciel.
Les responsables d’OpenStreetMap s’en félicitent, puisque cela prouve que le projet, né en 2004, a maintenant atteint un niveau de maturité suffisant pour intéresser jusqu’aux plus grandes sociétés.
Pour rappel, le but du projet OpenStreetMap est de mettre à disposition de tous une carte du monde entièrement libre (sous licence CC BY-SA). Le projet est collaboratif, tout le monde est donc invité à participer à sa création, avec comme résultat des cartes beaucoup plus détaillées que celles proposées par Google la majorité du temps. (SebSauvage avait d’ailleurs fait un article sur une comparaison des cartes disponibles sur le web il y a peu).
Et comme c’est Apple, il fallait s’y attendre, il y a déjà embrouille sur la licence, ce qui est relativement incroyable au vu de celle-ci : » Vous êtes libre de copier, distribuer, transmettre et adapter nos cartes et données, à condition que vous créditiez OpenStreetMap et ses contributeurs ». L’unique obligation n’est pour l’instant pas respectée, hormis une mention « powered by OSM »
Il faut aussi noter que l’application se base pour le moment sur des cartes de 2010, qui ne sont donc pas à jour. Nul doute que cela sera rapidement corrigé cependant.
Concernant la rivalité avec Google, il est intéressant de lire le billet de Frederik Ramm, contributeur de longue date à OSM, tant au niveau du code que des données, et co-auteur d’un livre sur le sujet (traduction disponible ici).
Dans ce billet, intitulé « Google n’est pas l’ennemi », Frederik Ramm explique que bien que la majorité des gens voient OSM comme un rival à Google Map, ce qui n’est pas forcément vrai. Il cite quelques exemples où la coopération était de mise, et affirme « Chez OpenStreetMap, nous ne cherchons pas à être une alternative à Google Maps, mais bien plutôt aux bases de géodonnées administratives ou produites commercialement. Nous sommes plutôt des concurrents pour TeleAtlas ou Navteq que pour Google. Google avait aussi commencé à récolter ses propres géodonnées dans sa jeunesse, mais seulement parce qu’ils souffrent du même problème qu’OpenStreetMap, à savoir le manque de géodonnées disponibles à des conditions acceptables. »
Un point de vue qui vient de l’intérieur même d’OSM et qui s’oppose à l’idée générale que l’on a des deux services, que l’on ne peut s’empêcher de voir en concurrent.
Voici en tout cas une nouvelle qui apporte à nouveau un bel exemple d’un projet libre qui vient se placer tout en haut de l’échelle et côtoie les plus grands.
Time for action
Lettre ouverte à SebSauvage
Rappel du contexte : Free, FAI de SebSauvage, vient de se voir assigné en référé car plusieurs des sites qu’il héberge contiennent des miroirs de CopWatch, le site qui « espionne les flics ». Je vous encourage à lire les deux derniers articles publiés par SebSauvage : Assignation en référé et Censure 2.0 pour mieux comprendre. Si ces liens sont brisés à l’heure ou vous lisez ces lignes (on sait jamais, parti comme c’est…) la liste des miroirs de SebSauvage est disponible sur pastebin. Et peut-être bien ici aussi, sait-on jamais.
J’étais comme qui dirait sidéré après la lecture de ces articles. Pas que je ne savais pas déjà ce qui se passait, mais quand même. La preuve était là. Impossible de nier. Et avec elle, la question : mais que faire contre ça ?! Comment, à ma faible échelle, puis-je agir ?
Comment Facebook gagne-t-il de l’argent ?
Il semblerait que Facebook s’intéresse de plus en plus à son image et tente de contredire les « on dit ». Des petites phrases que l’on croise partout nous le rappellent, comme sur la page d’accueil par exemple, où le « c’est gratuit, et ça le restera toujours » vient rassurer les gens qui ont, je suppose, reçu les même chaînes qu’à l’époque d’MSN : « Facebook va devenir payant si tu ne renvoies pas ce message à 72 milles personnes en faisant quatre fois le tour de toi même, que tu n’écris pas un mail à l’adresse envraijesuisunpiratemaisçaressembleàuneadressefacebook@fb-presquefrance.com », mail qui permettra de référencer ton adresse dans les listes de spam, voire carrément des « Facebook va devenir payant si tu n’envoies pas des sous à tel adresse en utilisant western union » (ben oui, pour maintenir un service gratuit, faut payer).
Et finalement, il semblerait que des gens s’interrogent : « Ok, on veut bien croire que Facebook restera gratuit si tu nous le dis, mais alors comment gagne-t-il de l’argent ? » Et là, il faut l’avouer, les réponses qu’on trouve sont rarement en faveur de l’entreprise, avec notamment la réponse la plus courante : « Facebook vend tes données personnelles aux entreprises. »
Adblock Plus 2.0 : « Autoriser les publicités non-intrusives »
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Adblock plus est une extension bien connue pour Firefox (elle existe aussi sous Chrome) qui permet de bloquer les publicités des sites internet. Sous Firefox, contrairement à Chrome qui ne bloque que l’affichage au visiteur, les scripts qui correspondent à la publicité sont aussi désactivés, ce qui permet d’avoir une navigation plus rapide et fluide, plus sécurisée et plus respectueuse de la vie privée, empêchant les promoteurs de vous suivre à la trace. (pour ceux qui ne connaissent pas et souhaitent en savoir plus, je vous renvoie à cette vidéo de présentation ou directement au site officiel du projet (en français !).
Adblock Plus 2.0 est sorti il y a quelques jours, et c’est une grosse évolution (nous étions avant en 1.3.10). Et parmi les nouveautés, il y en a une qui fait un peu parler d’elle : « Autoriser les publicités non-intrusives » ou « Allowing acceptable ads », en anglais. Adblock plus était sensé nous débarrasser des publicités, et voilà qu’il se permet de décider pour nous lesquelles sont correctes et il laissera affichés, ou lesquelles il va bloquer. Et en plus, cette option (oui, fort heureusement, c’est une option) est cochée par défaut lors de la mise à jour, mise à jour qui est automatique si vous êtes sur une version supérieur à la 3 de Firefox. Il y a là en effet de quoi créer une petite controverse, Adblock plus concernant quand même un très grand nombre d’utilisateurs (13,5 millions d’après Mozilla, l’extension numéro 1)



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