Category Archives: Réflexions

Diaspora : Suggestions pour faciliter l’accès à l’information

Je l’affirmais dans mon précédent billet : nous recevons trop d’informations. Mais, vous vous en doutiez, il est rare que je fasse un simple constat sans avoir ma petit idée sur la question. J’évoquais donc comment les informations qui nous arrivaient aujourd’hui par les e-mails et surtout les réseaux sociaux nous étaient destinées particulièrement, comment elles sont ciblées. Et pour cause, ce sont bien souvent nos amis qui nous conseillent de lire un certain article, de regarder une certaine vidéo. Avec pour principale conséquence une activité très chronophage. Alors, comment faire le tri dans cette montagne d’informations, pour regarder ce qui nous intéresse vraiment sans le louper, tout en évitant l’inutile ?

En tant que libriste convaincu, je n’utilise pas Facebook ou Twitter. Mon réseau social, pour lequel ce constat est tout aussi valable, c’est Diaspora*. Et ce qui est bien avec le Libre, c’est que tout le monde peut participer à améliorer la chose. Cet article a donc pour objectif de lister des idées d’amélioration au réseau social Diaspora, idées axées sur la présentation du contenu.

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Trop d’informations tue l’information

2012. Je ne sais pas si c’est la fin du monde, mais ce que je vois, c’est que nous sommes submergés. Pas de météorites, de laves, de tsunamis ou je ne sais quoi d’autres. Nous sommes submergés d’informations. Il ne se passe pas une minute dans la journée sans que nous apprenions une information. Je parle de l’information sous n’importe quelle forme, de « il va pleuvoir demain » à « la BCE va prêter à la Grèce » en passant par « Gérard vous invite à passer le réveillon chez lui » ou encore « Le saucisson est 1 euro moins cher dans ce nouveau supermarché ». Que ce soit chez soi ou dans la rue, au travail ou durant les loisirs, il y a toujours quelque chose qui entre en interaction avec nous et cela a pris des proportions que nous n’imaginions même pas il y a 20 ans.

Cette situation peut être imputée à l’arrivée d’un nouvel acteur : le smartphone. Car je ne dis pas 20 ans au hasard. Il y a 20 ans, c’est la date de création du World Wide Web. Et avec l’apparition du smartphone, le web, il est constamment avec nous, dans notre poche (soit dit en passant, mettez-le plutôt dans votre sac, les ondes GSM, c’est vraiment pas terrible). Ce qui est au début une bonne nouvelle est en train de se transformer en un semi cauchemar, car il faut à présent apprendre à gérer l’information. En effet, même si on met de côté celle qui nous arrive sans que nous l’ayons demandé (comprendre, à 90 %, la publicité), nous recevons trop d’informations. Nous ne sommes aujourd’hui qu’à une requête sur un moteur de recherche de n’importe quelle information.

Peut-être ne voyez-vous pas encore le problème dont je parle. Peut-être pensez-vous « bah, s’il trouve qu’il reçoit trop d’informations, il n’a cas arrêter d’utiliser internet sur son téléphone. » Dans l’idée, oui, bien sûr. Rien ne nous empêche de couper Internet, il ne s’impose pas encore à nous à ce point. Mais ce qui fait que l’information est aujourd’hui à la limite du harcèlement, c’est que ce n’est pas une information brute. C’est une information exactement adaptée à son lecteur. L’information a sur Internet une dimension sociale et personnelle que l’on ne retrouve nul part ailleurs. Ce n’est pas une simple publicité affichée sur le site qu’on visite. C’est une publicité qui tient compte des sites que l’on a affiché, des articles que l’on a lu, des produits que l’on a consulté, des pages que l’on a aimé ou approuvé. Tout comme ce n’est pas un simple article de journal. C’est un article qui a été sélectionné pour nous par le site du journal, comme pouvant nous intéresser. C’est un article qui nous a été recommandé par un ami. Par quelqu’un que l’on connaît. Ce qui n’était qu’un phénomène très marginal il y a encore dix ans (« Tu devrais regarder cette émission ce week-end, elle a l’air intéressante ») est devenu aujourd’hui une des plus grosses sources d’information. Réfléchissez au nombre de liens, articles, vidéos, images ou même pétitions que vous partagez et repartagez chaque jour. Le côté personnalisé de cette information qui nous arrive est impressionnant. Et si, techniquement, quitter internet est aussi facile que d’éteindre une télévision, un simple clic sur un bouton, il est en pratique nettement plus difficile d’ignorer un contenu qui nous est spécialement destiné.

Nous recevons trop d’informations. Il n’est pas rare aujourd’hui de consacrer plusieurs heures par jour à lire ses mails, ses flux RSS, et surtout, pour la majorité des gens, son (ses ?) réseaux sociaux. Cela nous prend du temps, beaucoup de temps, pour quelque chose qui n’est pas forcément intéressant, en tout cas pas plus que ce que nous étions en train de faire. J’ai été interrompu par 9 mails différents dans la demi heure qu’il m’a fallu pour écrire le début de cet article. Je suis obligé de me retenir de ne pas aller les consulter pour ne pas perdre le fil de mes idées. Je considère que ma tâche principale est plus importante dans l’instant que l’information que j’ai pu recevoir, mais je suis obligé de faire un effort pour ça. Alors je pense à ces cadres, de plus en plus nombreux, qui reçoivent les mails de leur boulot à n’importe quel instant sur leur ordinateur comme sur leur smartphone, à 8h comme à 23h, au travail comme en vacances, et qui ne peuvent pas faire semblant de ne rien avoir reçu. Ils ont réussi le miracle de ne jamais quitter le travail, ne jamais quitter leur responsabilité.

Alors je me pose la question, quelles conséquences cette overdose d’informations va avoir à l’avenir ? Ce dernier cas du travail qui s’insère dans la vie privée mériterait une étude à lui seul, mais ce n’est pas le sujet qui m’intéresse car, comme pour la publicité citée au début, je considère cette information comme imposée. Ce qui m’intéresse, c’est de voir le temps passé par jour à regarder des chatons alors que nous avions allumé l’ordinateur pour travailler. C’est de voir que même en vacances, on ne peut s’empêcher de passer une heure par jour sur Facebook à découvrir tout ce que les gens partagent. Finalement, à coup de mentions, cette information là ne nous est-elle pas imposée, elle aussi ? Qu’est ce qui fait que nous n’arrivons pas à « décrocher » ? Je note d’ailleurs ici l’utilisation du champ lexical propre à la drogue..

Je n’ai bien évidemment pas la réponse à toutes ces questions, mais je pense qu’en avoir conscience est déjà un premier pas.

Ma vision d’un vrai web social Part 4 : The ultimate solution : un webmail social

Il est recommandé d’avoir lu les parties une, deux et trois avant de lire cet article.

Tl;dr : Il est possible de répondre aux trois problèmes précédemment évoqués tout en gardant les fonctionnalités d’un réseau social et le tout, très simplement. Il s’agit de rajouter une interface par dessus un serveur mail. Les e-mails sont en effet décentralisés, fonctionnent très bien et permettent toutes sortes d’interactions. Couplé à Persona pour se connecter partout en gérant ses identités, et à un Gravatar amélioré pour lier son email à un profil, on a la solution ultime :p

Alors, où en sommes-nous ? J’avais proposé dans la partie 1 la possibilité de pré-installer la solution que l’on imagine dans cette série d’articles dans les boxes des particuliers, en leur fournissant l’outil comme le FAI leur fourni déjà des adresses e-mails. Cela permet à la fois de toucher les gens rapidement en leur fournissant une solution clef en main, et à la fois de sécuriser leurs données en les laissant à portée de main.

J’avais expliqué dans la partie 2 les problèmes que présentaient pour moi les réseaux sociaux actuels, qui enferment le contenu et les échanges à un unique endroit souvent clos, et ce même pour les réseaux sociaux Libres et décentralisés.

La partie 3 nous a permis de voir que les listes de contacts dans les réseaux sociaux n’étaient pas une bonne solution au problème de séparation des identités, puisque nous y publions toujours avec le même nom (qu’il soit réel ou que ce soit un pseudonyme), ce qui permettait un recoupement facile. Nous avons de plus observé que nos identités sur Internet étaient souvent reliées à une adresse mail, et que les personnes dans nos listes des réseaux sociaux correspondaient à notre liste de contact de chacune de nos adresses.

Alors, avec tout ça, qu’est-ce qu’on fait ?

Et bien, voici une solution qui semble assez simple d’après moi, et qui permet de gérer toutes ces problématiques à la fois, tout en gardant les fonctionnalités de base d’un réseau social.

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Ma vision d’un vrai web social Part. 3 : Mes identités virtuelles

Il est recommandé d’avoir lu les parties une et deux avant de lire cet article.

Tl;dr : Sur internet, nous ne sommes pas anonyme, nous avons juste une identité différente de celle que nous avons dans la vraie vie. Nous en avons même plusieurs, elles correspondent généralement à nos adresses e-mails. Un vrai web social doit permettre de les gérer facilement.

Nous avons vu dans la partie 1 une des facettes du problème de la vie privée : la nécessité de garder le contrôle de nos données, notamment en les stockant chez nous et pas dans un service hébergé aux États-Unis. Pourtant, le fait que Facebook ait le droit d’utiliser le contenu que vous avez mis sur son site comme bon lui semble (oui, s’il veut vendre photo de profil à Coca-Cola pour leur prochaine pub, il a le droit) n’est pas le plus gros problème de vie privée posé. Non, le plus gros problème, c’est plutôt ce que vous racontez, et qui se retrouve accessible à tous, malgré des soit disant réglages de protection. Vous saviez qu’aux États-Unis, la nouvelle mode pour un employeur est de demander les accès de votre compte Facebook ? Oui oui, il ne veut pas que vous le rajoutiez en ami, non, il veut pouvoir se connecter sur votre compte et regarder ce que vous faîtes, en ayant accès à tout. Et, crise et nécessité de trouver un emploi obligent, les gens acceptent. Tout ça pour dire qu’un autre gros problème de vie privée sur les réseaux actuels, c’est que ce que l’on raconte. Et c’est surtout, sous quelle identité on le raconte.

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Ma vision d’un vrai web social Part. 2 : Hello world

Pour comprendre cette article, vous devez avoir lu la partie 1.

Tl;dr : Les réseaux sociaux actuels, en enfermant le contenu partagé et en empêchant les réactions de créer un débat car elles se retrouvent divisées entre chaque partage, cassent les réflexions, contre-argument ou compléments souvent passionnants que l’on peut retrouver dans les commentaires. Un système permettant de recommander dans le réseau, puis de participer là où se trouve le contenu plutôt que de le dupliquer partout, semble beaucoup plus intéressant, et est déjà en partie mis en place par Facebook, avec les problèmes qu’on lui connait concernant la vie privée

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Ma vision d’un vrai web social Part. 1 : Garde tes données sous ton oreiller

Ou « quelles sont toutes les caractéristiques qui devraient être la définition du web 2.0 au lieu du toujours plus de fermeture que l’on observe en réalité ».

Tl;dr : Puisque les gens ne savent pas et n’ont pas que ça à faire de mettre en place un serveur à la maison, il suffit qu’il y soit sans qu’ils n’aient rien à faire. L’idée : un serveur simple mais complet pré-installé dans la box internet.

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Réflexions sur le fonctionnement des brevets et l’innovation

Si vous suivez un peu l’actualité IT, vous n’êtes pas sans savoir que les brevets occupent une grande place dans les gros titres. Tous les jours, on lit les « nouvelles avancées » des grands procès en cours. Apple contre Samsung pour des histoires de copie de l’iPhone, Oracle contre Google pour des histoires de licence de Java dans Android, et j’en passe. Il faut savoir que les brevets à l’origine de ces histoires ressemblent par exemple à celui-ci (déposé par Apple en 2005, soit deux ans avant la sortie du premier iPhone) : « Unlocking a device by performing gestures on an unlock image ». Je vous laisse lire la description du brevet, elle tient en quelques lignes. Au passage, cette techno existait déjà par le N1m de Neonode (un fabricant Suédois) qui date de 2004 (article de Florian Mueller).

Le principe des brevets, c’était de permettre l’innovation. En brevetant des concepts aussi vagues et en attaquant tout le monde à tout va, je ne suis pas persuadé qu’ils remplissent correctement cet objectif. (Oui, c’est un euphémisme.)

Permettez-moi de vous partager mes réflexions sur le sujet.

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Je suis un abstentionniste des réseaux sociaux

Étrange idée que voilà. Comparer un bureau de vote à un réseau social. Pour être sincère avec vous, elle m’est arrivée dans la tête dans ce pénible moment où vous tentez de vous rendormir après vous être réveillé en pleine nuit, tout en sueur, suite à un cauchemar. Ce moment où vous êtes tout somnolent, à peine conscient de ce qui se passe, où vous ne souhaitez qu’oublier ce que vous venez de rêver, et où tout se chamboule dans votre tête.

Et bien, cette nuit, à ce moment là, j’ai, pour une raison qui m’échappe, fait la comparaison entre une présence sur Facebook, et une présence dans un bureau de vote. Les élections présidentielles sont tout juste terminées en France, notre nouveau président vient de prendre le pouvoir, et tout le monde s’agite. Comme toutes les personnes qui se sentent concernées par la politique, je me suis retrouvé à faire un petit débriefing de ces élections. Mais au lieu de penser à tous ces gens qui font de la politique, j’ai pensé à moi. Très égoïstement, je me suis demandé quel avait été mon impact sur cette période électorale. Quasi nul, bien sûr. Pourtant, en tant qu’informaticien, je sais mieux que quiconque à quel point aujourd’hui, avec le réseau Internet, il est possible de toucher beaucoup de gens, en peu de temps.

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Quitter Google : entre paranoïa et bon sens

Ces derniers jours ont été productifs pour moi dans ma recherche d’émancipation de Google. C’est une chose que je travaille déjà depuis un petit moment en hébergeant mes propres services (Piwik, RssLounge, Shaarli, Owncloud, blog) et en utilisant des alternatives externes (DuckDuckGo, Diaspora*, Jappix).

Mais s’il est bien une chose dont j’ai eu du mal à me séparer, c’est mon adresse Gmail ! J’ai pu dénombrer au jour d’aujourd’hui pratiquement 30 sites sur lesquels j’utilisais cette adresse. Autant dire que ça fait beaucoup… J’ai finalement pris la décision de me séparer de celle-ci (sans pour autant forcément vouloir la supprimer définitivement). Ma méthode a été on ne peut plus simple : j’ai listé sur une feuille l’ensemble des sites qui m’avaient envoyé des mails d’inscription (attention à bien regarder dans la corbeille qui en comporte aussi un certain nombre), et je me suis rendu sur chacun d’eux pour changer l’adresse ou pour supprimer le compte.
C’est un travail assez long, pas fiable à 100% (je pense avoir oublié deux ou trois sites au moins) et qui n’a pas porté ses fruits sur tous les sites à cause de bugs qui m’empêchent de la changer. De plus, il me reste à partager mon adresse « de tous les jours » avec tous mes contacts. [troll]Mais grâce à Facebook, je ne reçois plus de mail ! [troll-ception]Et vu que j’ai désactivé mon compte Facebook, je ne reçois plus rien de personne[/troll-ception][/troll].

Au delà du fait « Google ne saura pas/plus tout de moi« , une question plus intéressante encore est celle du « Pourquoi ?« . Les personnes les plus virulentes me diront « - Google, c’est le mal – Google sait tout de toi ! – Google = Big Brother« . Mais désolé, je ne suis pas partisan de ces arguments qui voudraient que Google soit tout noir (pour la version toute blanche voir ici et ).
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Time for action

Lettre ouverte à SebSauvage

Rappel du contexte : Free, FAI de SebSauvage, vient de se voir assigné en référé car plusieurs des sites qu’il héberge contiennent des miroirs de CopWatch, le site qui « espionne les flics ». Je vous encourage à lire les deux derniers articles publiés par SebSauvage : Assignation en référé et Censure 2.0 pour mieux comprendre. Si ces liens sont brisés à l’heure ou vous lisez ces lignes (on sait jamais, parti comme c’est…) la liste des miroirs de SebSauvage est disponible sur pastebin. Et peut-être bien ici aussi, sait-on jamais.

J’étais comme qui dirait sidéré après la lecture de ces articles. Pas que je ne savais pas déjà ce qui se passait, mais quand même. La preuve était là. Impossible de nier. Et avec elle, la question : mais que faire contre ça ?! Comment, à ma faible échelle, puis-je agir ?

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