Promouvez Firefox !

Je l’écrivais déjà il y a un an. Maintenant qu’Australis est arrivée, que Firefox a l’air jeune et beau à nouveau, il est de la plus haute importance que nous recommencions tous à le recommander et l’installer dès que nous le pouvons. Nous devons faire remonter les parts de marché de Firefox pour donner du poids à Mozilla face à Google, Apple, Internet Explorer…

Pourquoi ? Dernier exemple en date, ces fameux DRM qui vont être intégrées directement dans le HTML5. Mozilla est intimement contre les DRMs. Mais Mozilla a maintenant moins de 25% de part de marchés. Si mozilla refuse les DRMs dans Firefox, cela ne va qu’accentuer le départ des utilisateurs vers Chrome et Cie (Firefox sa marche pa c nul bou caca), les autres éditeurs seront bien content, et Mozilla aura encore moins de poids la prochaine fois qu’un problème de cette taille apparaitra.

Imaginez maintenant la même situation si Firefox avait 85% de part de marché. Apple, Microsoft et Google arrivent avec leur gros sabots « on va rajouter les DRMs dans le web ! » et mozilla répond « faîtes ce que vous voulez, nous on ne l’implémentera pas« . Résultat, ne pouvant se priver de 85% de leurs visiteurs, les sites web n’utiliseraient pas les DRMs. Problem solved.

Alors, arrêtez de râler « mozilla ne devrait pas ajouter le support des DRMs à Firefox ! » si mozilla le fait, c’est à cause de vous, qui ne vous battez pas assez contre chrome/chromium et les autres.

Challenge, installez Firefox en le mettant par défaut sur 10 pcs d’ici la fin de la semaine prochaine. Et n’ayez pas l’impression que vous forcez les gens en faisant ça, c’est probablement comme ça que Chrome s’est installé chez eux, avec un freeware pourri type RealPlayer. La balle est dans notre camp.

Reprenez vos données en main

Je suis vraiment sur sidéré. Non pas après avoir lu cet article du Monde qui explique que le FBI a accès à toutes les données, ça, ça n’est pas une grande nouvelle, mais après avoir lu les réactions des gens.

« KEUWA! Des gens peuvent lire mes mails ?! Je quitte Yahoo! ».

Mais mec, tu t’attendais à quoi ?!

Déjà, cela prouve que tu n’as aucune idée de comment fonctionne le réseau que tu utilises. Tous les e-mails envoyés ne sont que des cartes postales, n’importe qui peut la lire en un instant. Ensuite, mais qu’est-ce que tu crois quand tu t’inscris chez une société américaine qui t’offre un service gratuit ?!. Ils font ça par plaisir ?

Je suis désespéré…

Bon allez, quand même, un petit récap ne fait jamais de mal… Allons-y !

Il y a deux problèmes concernant l’accessibilité (et la protection) des données sur le réseau Internet :

  1. Où sont-elles stockées
  2. Comment sont-elles accédées

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Utilisez Firefox !!

Il y a en ce moment des gros débats un peu partout sur l’annonce du probable remplacement de Firefox par Chromium dans Ubuntu 13.10. Dans le tollé que cela a provoqué sur Diaspora*, je trouvais quelqu’un qui posait la question suivante : « Pourquoi vous indignez-vous ainsi, Chromium est aussi Libre que Firefox ? ». C’était une question sincère, pas pour nourrir le troll, et je pense que d’autres personnes se la posent aussi, d’où ce billet pour exposer mon point de vue.

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DuckDuckGo : Il n’y a plus de résultats standards sur Google à présent

« There are no « regular results » on Google anymore. », voici le titre de la vidéo postée par l’équipe de DuckDuckGo sur Vimeo (voir ci-dessous). L’équipe derrière le moteur de recherche respectueux de la vie privée a fait une enquête, et les résultats sont pour le moins effrayants.

Logo DuckDuckGo

Depuis 2009, Google a ajouté la recherche personnalisée à tous ses utilisateurs. Cela signifie que pour la même recherche, deux personnes différentes auront des résultats différents. Cela pose déjà un problème, car plus un utilisateur va consulter des sites qui vont dans un sens, plus ses prochaines recherches l’amèneront vers des sites qui vont aussi dans ce sens, jusqu’à ne plus voir que ce sens là.

Mais ce que l’équipe de DuckDuckGo a mis en évidence, c’est que ce problème se pose aussi même quand les utilisateurs ne sont pas connecté à leur compte Google.

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Ma vision d’un vrai web social Part 4 : The ultimate solution : un webmail social

Il est recommandé d’avoir lu les parties une, deux et trois avant de lire cet article.

Tl;dr : Il est possible de répondre aux trois problèmes précédemment évoqués tout en gardant les fonctionnalités d’un réseau social et le tout, très simplement. Il s’agit de rajouter une interface par dessus un serveur mail. Les e-mails sont en effet décentralisés, fonctionnent très bien et permettent toutes sortes d’interactions. Couplé à Persona pour se connecter partout en gérant ses identités, et à un Gravatar amélioré pour lier son email à un profil, on a la solution ultime :p

Alors, où en sommes-nous ? J’avais proposé dans la partie 1 la possibilité de pré-installer la solution que l’on imagine dans cette série d’articles dans les boxes des particuliers, en leur fournissant l’outil comme le FAI leur fourni déjà des adresses e-mails. Cela permet à la fois de toucher les gens rapidement en leur fournissant une solution clef en main, et à la fois de sécuriser leurs données en les laissant à portée de main.

J’avais expliqué dans la partie 2 les problèmes que présentaient pour moi les réseaux sociaux actuels, qui enferment le contenu et les échanges à un unique endroit souvent clos, et ce même pour les réseaux sociaux Libres et décentralisés.

La partie 3 nous a permis de voir que les listes de contacts dans les réseaux sociaux n’étaient pas une bonne solution au problème de séparation des identités, puisque nous y publions toujours avec le même nom (qu’il soit réel ou que ce soit un pseudonyme), ce qui permettait un recoupement facile. Nous avons de plus observé que nos identités sur Internet étaient souvent reliées à une adresse mail, et que les personnes dans nos listes des réseaux sociaux correspondaient à notre liste de contact de chacune de nos adresses.

Alors, avec tout ça, qu’est-ce qu’on fait ?

Et bien, voici une solution qui semble assez simple d’après moi, et qui permet de gérer toutes ces problématiques à la fois, tout en gardant les fonctionnalités de base d’un réseau social.

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Ma vision d’un vrai web social Part. 1 : Garde tes données sous ton oreiller

Ou « quelles sont toutes les caractéristiques qui devraient être la définition du web 2.0 au lieu du toujours plus de fermeture que l’on observe en réalité ».

Tl;dr : Puisque les gens ne savent pas et n’ont pas que ça à faire de mettre en place un serveur à la maison, il suffit qu’il y soit sans qu’ils n’aient rien à faire. L’idée : un serveur simple mais complet pré-installé dans la box internet.

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Réflexions sur le fonctionnement des brevets et l’innovation

Si vous suivez un peu l’actualité IT, vous n’êtes pas sans savoir que les brevets occupent une grande place dans les gros titres. Tous les jours, on lit les « nouvelles avancées » des grands procès en cours. Apple contre Samsung pour des histoires de copie de l’iPhone, Oracle contre Google pour des histoires de licence de Java dans Android, et j’en passe. Il faut savoir que les brevets à l’origine de ces histoires ressemblent par exemple à celui-ci (déposé par Apple en 2005, soit deux ans avant la sortie du premier iPhone) : « Unlocking a device by performing gestures on an unlock image ». Je vous laisse lire la description du brevet, elle tient en quelques lignes. Au passage, cette techno existait déjà par le N1m de Neonode (un fabricant Suédois) qui date de 2004 (article de Florian Mueller).

Le principe des brevets, c’était de permettre l’innovation. En brevetant des concepts aussi vagues et en attaquant tout le monde à tout va, je ne suis pas persuadé qu’ils remplissent correctement cet objectif. (Oui, c’est un euphémisme.)

Permettez-moi de vous partager mes réflexions sur le sujet.

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Je suis un abstentionniste des réseaux sociaux

Étrange idée que voilà. Comparer un bureau de vote à un réseau social. Pour être sincère avec vous, elle m’est arrivée dans la tête dans ce pénible moment où vous tentez de vous rendormir après vous être réveillé en pleine nuit, tout en sueur, suite à un cauchemar. Ce moment où vous êtes tout somnolent, à peine conscient de ce qui se passe, où vous ne souhaitez qu’oublier ce que vous venez de rêver, et où tout se chamboule dans votre tête.

Et bien, cette nuit, à ce moment là, j’ai, pour une raison qui m’échappe, fait la comparaison entre une présence sur Facebook, et une présence dans un bureau de vote. Les élections présidentielles sont tout juste terminées en France, notre nouveau président vient de prendre le pouvoir, et tout le monde s’agite. Comme toutes les personnes qui se sentent concernées par la politique, je me suis retrouvé à faire un petit débriefing de ces élections. Mais au lieu de penser à tous ces gens qui font de la politique, j’ai pensé à moi. Très égoïstement, je me suis demandé quel avait été mon impact sur cette période électorale. Quasi nul, bien sûr. Pourtant, en tant qu’informaticien, je sais mieux que quiconque à quel point aujourd’hui, avec le réseau Internet, il est possible de toucher beaucoup de gens, en peu de temps.

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Quitter Google : entre paranoïa et bon sens

Ces derniers jours ont été productifs pour moi dans ma recherche d’émancipation de Google. C’est une chose que je travaille déjà depuis un petit moment en hébergeant mes propres services (Piwik, RssLounge, Shaarli, Owncloud, blog) et en utilisant des alternatives externes (DuckDuckGo, Diaspora*, Jappix).

Mais s’il est bien une chose dont j’ai eu du mal à me séparer, c’est mon adresse Gmail ! J’ai pu dénombrer au jour d’aujourd’hui pratiquement 30 sites sur lesquels j’utilisais cette adresse. Autant dire que ça fait beaucoup… J’ai finalement pris la décision de me séparer de celle-ci (sans pour autant forcément vouloir la supprimer définitivement). Ma méthode a été on ne peut plus simple : j’ai listé sur une feuille l’ensemble des sites qui m’avaient envoyé des mails d’inscription (attention à bien regarder dans la corbeille qui en comporte aussi un certain nombre), et je me suis rendu sur chacun d’eux pour changer l’adresse ou pour supprimer le compte.
C’est un travail assez long, pas fiable à 100% (je pense avoir oublié deux ou trois sites au moins) et qui n’a pas porté ses fruits sur tous les sites à cause de bugs qui m’empêchent de la changer. De plus, il me reste à partager mon adresse « de tous les jours » avec tous mes contacts. [troll]Mais grâce à Facebook, je ne reçois plus de mail ! [troll-ception]Et vu que j’ai désactivé mon compte Facebook, je ne reçois plus rien de personne[/troll-ception][/troll].

Au delà du fait « Google ne saura pas/plus tout de moi« , une question plus intéressante encore est celle du « Pourquoi ?« . Les personnes les plus virulentes me diront « – Google, c’est le mal – Google sait tout de toi ! – Google = Big Brother« . Mais désolé, je ne suis pas partisan de ces arguments qui voudraient que Google soit tout noir (pour la version toute blanche voir ici et ).
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Apple remplace Google Map par OpenStreetMap

OpenStreetMap

OpenStreetMap, la carte coopérative libre

iPhoto est un logiciel de gestion d’images de la suite iLife produit par Apple. La société a annoncé le remplacement de Google Map par OpenStreetMap pour les cartes utilisées par ce logiciel.

Les responsables d’OpenStreetMap s’en félicitent, puisque cela prouve que le projet, né en 2004, a maintenant atteint un niveau de maturité suffisant pour intéresser jusqu’aux plus grandes sociétés.

Pour rappel, le but du projet OpenStreetMap est de mettre à disposition de tous une carte du monde entièrement libre (sous licence CC BY-SA). Le projet est collaboratif, tout le monde est donc invité à participer à sa création, avec comme résultat des cartes beaucoup plus détaillées que celles proposées par Google la majorité du temps. (SebSauvage avait d’ailleurs fait un article sur une comparaison des cartes disponibles sur le web il y a peu).

Et comme c’est Apple, il fallait s’y attendre, il y a déjà embrouille sur la licence, ce qui est relativement incroyable au vu de celle-ci :  » Vous êtes libre de copier, distribuer, transmettre et adapter nos cartes et données, à condition que vous créditiez OpenStreetMap et ses contributeurs ». L’unique obligation n’est pour l’instant pas respectée, hormis une mention « powered by OSM »

Il faut aussi noter que l’application se base pour le moment sur des cartes de 2010, qui ne sont donc pas à jour. Nul doute que cela sera rapidement corrigé cependant.

Concernant la rivalité avec Google, il est intéressant de lire le billet de Frederik Ramm, contributeur de longue date à OSM, tant au niveau du code que des données, et co-auteur d’un livre sur le sujet (traduction disponible ici).

Dans ce billet, intitulé « Google n’est pas l’ennemi », Frederik Ramm explique que bien que la majorité des gens voient OSM comme un rival à Google Map, ce qui n’est pas forcément vrai. Il cite quelques exemples où la coopération était de mise, et affirme « Chez OpenStreetMap, nous ne cherchons pas à être une alternative à Google Maps, mais bien plutôt aux bases de géodonnées administratives ou produites commercialement. Nous sommes plutôt des concurrents pour TeleAtlas ou Navteq que pour Google. Google avait aussi commencé à récolter ses propres géodonnées dans sa jeunesse, mais seulement parce qu’ils souffrent du même problème qu’OpenStreetMap, à savoir le manque de géodonnées disponibles à des conditions acceptables. »

Un point de vue qui vient de l’intérieur même d’OSM et qui s’oppose à l’idée générale que l’on a des deux services, que l’on ne peut s’empêcher de voir en concurrent.

Voici en tout cas une nouvelle qui apporte à nouveau un bel exemple d’un projet libre qui vient se placer tout en haut de l’échelle et côtoie les plus grands.